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Territoire sélectionné

Ardèche Méridionale

Carte d’identité [27/10/2010]

Elu pilote : Pascal BONNETAIN

Structure d’animation : Maison de l’Emploi et de la Formation de l’Ardèche méridionale

Animateur CTEF : Christophe DEVENNE 

Population et approche administrative

En 2009, le territoire comptait 136 000 habitants (soit 43 % de la population départementale et 2,2 % de la population de RA) La population d’Ardèche Méridionale, vieillissante, continue néanmoins à progresser (+ 1,2 % / an entre 1999 et 2006) grâce à un fort solde migratoire.

Ce territoire est composé de la totalité du bassin d’emploi (zone d’emploi INSEE) Sud Ardèche auquel s’ajoute la seule partie ardéchoise du bassin d’emploi Drôme Ardèche Sud. Il correspond donc à un territoire disparate en termes de réalité socio-économique mais en adéquation avec les découpages de procédures liées à l’emploi (ZTEF Etat/SPEL et Région/CTEF, Pays de l’Ardèche Méridionale(CDDRA) et, imparfaitement, le Bassin de formation de l’Education Nationale).Par contre, les zones d’interventions des SAIO et notamment celles des Missions locales et des Pôle emploi ne correspondent pas à cette échelle territoriale et débordent souvent du territoire où ne le couvre que partiellement 

Caractéristiques du territoire

La Zone Territoriale Emploi Formation (ZTEF) de l’Ardèche méridionale couvre un territoire de 176 communes au sud du Département de l’Ardèche.Ce territoire marque la transition entre le Massif Central et la Vallée du Rhône, en limite du Bassin Méditerranéen.On peut y distinguer quatre grandes zones :

- Un territoire de montagne et de plateaux caractérisé par une faible densité de population, où prédominent les activités liées à l’élevage et à l’agro-alimentaire ;

- Une zone méditerranéenne, essentiellement touristique et viticole ;

- Un pôle urbain, celui d’Aubenas, qui contribue à l’unité des deux zones précédentes au sein d’un même bassin de vie/ bassin d’emploi et constitue un important pôle de service à cette échelle ; on y trouve encore des activités industrielles, non négligeables mais peu spécialisées.

- Et, enfin, la partie méridionale de la vallée du Rhône dont la population se concentre sur quelques bourgs, territoire caractérisé par une activité agricole où dominent les cultures pérennes mais surtout par des liens socio-économiques très étroits avec les bassins d’emploi drômois de Montélimar et Pierrelatte.

Il constitue un espace rural, caractérisé par une faible densité (43 habitants au km2), une population plutôt âgée, un secteur primaire important, des revenus modestes et des milieux naturels de grande qualité.

Le territoire est attractif (climat, qualité des espaces naturels, richesse du patrimoine, proximité de la Vallée du Rhône…)  Sur le registre des données sociales, ce territoire apparaît en grande fragilité.Les revenus y sont modestes, tant pour les habitants comme pour les communes et leurs groupements, plaçant ce territoire aux derniers rangs du niveau régional sur ces critères (revenu fiscal moyen, proportion de foyers non imposés, taux et bases d’imposition habitat et foncier…). 

Caractéristiques de l’emploi et du marché du travail 

En 2006, l’INSEE dénombrait 40 900 emplois sur la ZTEF pour 54 500 actifs au lieu de résidenceLe bassin d’emploi « Sud Ardèche » (les ¾ de la population de la ZTEF) se situe depuis plus de 10 ans dans les toutes dernières places régionales en ce qui concerne le taux de Chômage de Longue Durée, le taux de contrats à temps partiel, le ratio « demandeurs d’emploi/salariés », le taux de chômage et le chômage structurel (ancienneté moyenne, part des chômeurs de plus d’un an, + 50 ans, RMI, TH…).

Il apparaît également comme le plus en difficulté des bassins rhônalpins sur la base des indicateurs DRASS, notamment en ce qui concerne les bénéficiaires d’aides sociales  Cette population de bénéficiaires du RMI (ou RSA aujourd’hui) est aussi parmi celles qui déclarent le plus d’activité (« petits boulots ») en Rhône-Alpes. Ces données sont structurelles, et la conjoncture des deux dernières années, négative comme partout ailleurs (même si le territoire a une certaine inertie, du fait d’une économie de type résidentielle). La ZTEF compte aujourd’hui environ 9 000 demandeurs d’emploi Les activités traditionnellement féminines, notamment dans l’industrie, ont disparu et sont le plus souvent remplacées par des activités précaires ou saisonnières (tourisme, agriculture, services aux personnes). Ces emplois sont souvent proposés sur des temps partiels subis plutôt que choisis, alors que les services (gardes d’enfants, transports…) demeurent rares et difficiles d’accès.  De plus, ce territoire attractif fidélise mal. Une partie de la population importée, notamment la plus qualifiée, ne se fixe pas sur le territoire. Les difficultés sont redoublées pour les nouveaux arrivants : conjoint(e)s ne trouvant pas d’espace professionnel satisfaisant, difficultés de logement, difficultés de déplacement, charge et éducation des enfants rendus difficiles par le manque de services, déficit en services culturels...