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[Dernière mise à jour : 20/01/2017]

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Pays de Gex, bassin bellegardien, haut Bugey

Carte d'identité

Animation du CTEF

Elu(e) pilote du CTEF : Jacques Mercier
La structure d’animation du CTEF : Communauté de Communes Lac de Nantua -animatrice du CTEF : Catherine Cochet

Population et approche administrative

En 2007, le CTEF comptait 153 568 habitants, soit près de 27 % des habitants du Département et 2,53 % des habitants de la région Rhône Alpes. La croissance annuelle moyenne démographique est forte dans les bassins du Pays de Gex et de Bellegarde sur Valserine en raison de la forte attractivité du marché du travail Suisse. Elle est au contraire en régression dans le bassin d’Oyonnax.Le CTEF représente 84 communes, regroupées en 5 communautés de communes (2 communes restent isolées et n’appartiennent à aucune CC).Il recouvre le CDDRA du Haut Bugey dont le projet a été finalisé et adressé à la Région en décembre 2010. Le CDRA du Pays de Gex et du Pays Bellegardien, signé en 2006, est arrivé à terme en juin 2010. Ces deux derniers territoires participent à la réflexion sur le projet du CDDRA du Genevois Français en cours d’élaboration.

Caractéristiques du territoire

Le territoire du CTEF du Haut Bugey, Pays Bellegardien et Pays de Gex est contrasté.Historiquement industriel à l’ouest, où près de 50% des entreprises sont liées à l’activité de la plasturgie et au centre (bassin Bellegardien en voie de désindustrialisation depuis une quinzaine d’années), il est resté très rural au nord (Pays de Gex) jusqu’à il y a une trentaine d’années. Cette partie du territoire se développe depuis les années 1980 autour de l’activité suisse, avec une disparition quasi-totale des activités agricoles en faveur des activités de services et du commerce. Cette tendance profite au bassin Bellegardien qui trouve là une opportunité de réussir sa mutation.Cette ZTEF connaît par ailleurs les difficultés de mobilité liées à la moyenne montagne, avec le Jura qui le traverse en son centre, formant une barrière naturelle qui limite l’offre de déplacements.

Caractéristiques de l’emploi et du marché du travail

A l’image des contrastes du territoire, le marché de l’emploi et celui du travail sont très différents selon les bassins géographiques. Le bassin d’Oyonnax / Nantua, historiquement lié à la plasturgie, a longtemps fonctionné en recourant beaucoup aux missions intérim qui ont été stoppées net au début de la crise, fin 2008, pour redémarrer sur des périodes plus courtes début 2010. Si le taux de chômage est élevé sur ce bassin (11%), l’activité s’améliore donc depuis une petite dizaine de mois.

Cependant, la population des demandeurs d’emploi est très peu qualifiée : plus de 70% des personnes ont au plus un diplôme de niveau 5, dont la moitié sont sans diplôme. Cette population connaît aussi des lacunes dans les savoirs de base (FLE, illettrisme...) qui ajoutent à sa difficulté de se réinsérer. L’amélioration du marché du travail ne lui profite donc pas et, paradoxalement, les employeurs ne trouvent pas la main d’œuvre qu’ils recherchent aujourd’hui (qualifiée et très qualifiée).

L’absence quasi-totale de formation continue en faveur de cette catégorie de demandeurs d’emploi pendant de longues années liée à l’usage parfois exclusif des missions intérim a un corollaire : forts de l’expérience amère de leurs aînés, les jeunes du bassin désertent les formations initiales de la plasturgie qui ont aujourd’hui beaucoup de mal à faire le plein.La structure des demandeurs d’emploi du bassin Bellegardien est proche de celle d’Oyonnax, avec plus des 2/3 dont la formation initiale est égale ou inférieure à un diplôme de niveau V. On y retrouve aussi une proportion importante de personnes en situation difficile par rapport aux savoirs de base. Cependant, le marché du travail est différent car ce bassin a vu fermer en une dizaine d’années la quasi totalité des industries qui occupaient la population active. Ce bassin est donc en mutation et développe de nouvelles activités (services, commerces), cherchant à bénéficier de l’attractivité du marché du travail suisse. La crise de 2008 a freiné brutalement cette tendance et le bassin connaît un taux de chômage élevé (11%) mais dont la progression s’est ralentie au cours du 2nd semestre 2010.

Le bassin du Pays de Gex est tout à fait différent des deux bassins précédents, avec des demandeurs d’emploi qui sont de niveaux bac et plus à plus de 50%. Cette zone, totalement rurale il y a encore 30 ans, fait aujourd’hui partie de la grande banlieue genevoise et l’activité agricole y a quasiment disparu. Près de 20% de la population active du Pays de Gex travaille en Suisse où les emplois proposés sont qualifiés et hautement qualifiés. Ce bassin subit encore aujourd’hui très durement la crise de 2008 car la Suisse privilégie en temps de crise l’emploi de ses ressortissants.

Le Pays de Gex connaît ainsi depuis deux ans un accroissement régulier et important de son taux de chômage, qui avoisine aujourd’hui les 8%, après avoir longtemps stagné au taux incompressible de 3,5%. Cette situation est réellement problématique car les demandeurs d’emploi frontaliers ne trouvent pas sur ce territoire d’emploi correspondant à leurs compétences et, encore moins, au niveau de salaires qu’ils percevaient en Suisse. Il est donc difficile de les reclasser et l’agence du Pôle Emploi constate un accroissement important des demandeurs d’emploi longue durée qualifiés.